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HAÏTI |
[situation
géographique] - [situation économique] - [situation
démographique]
[situation politique] - [la scolarisation
en Haïti] |
[Un
pays en plein chaos]
Ce pays figure parmi les pays les plus pauvres de la planète.
Les populations souffrent de pénurie alimentaire, 80% des habitants
vivent sous le seuil de pauvreté, bref, la politique du FMI et
de la communauté internationale concernant l'aide à Haïti
est un échec cuisant.
Le départ forcé d'un président élu démocratiquement
par la frange bourgeoise de la population, ancienne partisane de la dictature
précédente, montre à quel point la démocratie est
fragile dans ce pays et est peu soutenue par les grandes puissances que sont
la France , ancien colonisateur, et les Etats-Unis.
Les troupes militaires étrangères ramèneront probablement
le calme ; la paix durable et le développement du pays sont les
grands défis à mettre en oeuvre pour ne pas répéter
l'histoire (32 coups d'état depuis 2 siècles).
(Source : www.populationdata.net/haiti.html)
Données générales
Population (2004) |
8 157 658
habitants |
Superficie |
27 748 km² |
Densité |
293,99 hab. /km² |
PIB par habitant (PPA 2001) |
1 860 $us |
Langues officielles |
Français, créole
haïtien |
Monnaie |
Gourdes haïtiennes |
Taux d'urbanisation |
36.30 % |
Capitale, Port au prince |
2 048 364 hab. |
Cap Haïtien |
131 642 hab. |
Indice de développement
humain (IDH) |
146 ème / 173 |
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[Situation géographique]
Haïti occupe le tiers ouest de l'île d'Hispaniola,
dont les deux tiers restantes appartiennent à la République
Dominicaine. Haïti (coordonnées géographiques: 19
00 N, 72 25 W) est constituée de deux péninsules, nord
et sud, séparées par le golfe de la gonâve.
Haïti,
d'un mot Indien signifiant terres montagneuses ,
est limitée au Nord par l'Océan
Atlantique, au Sud par la Mer des Caraïbes ou des Antilles, à l'Ouest
par le Golfe du Mexique et à l'Est par la République Dominicaine.
La côte Est, d'une manière générale très
découpée, ce qui permet l'existence de différents petits
ports naturels. Quelques rivières impraticables pour la navigation descendent
des montagnes (la principale rivière est l'Artibonite). Seulement 20%
du territoire est cultivable à cause des techniques de
cultures utilisées qui sont obsolètes mais aussi à cause
de l'orographie.
La bauxite était la principale ressource de l'île mais son
extraction diminue aujourd'hui à cause de sa trop faible rentabilité.
Quelques ressources en sel, or et cuivre rouge existent mais ne sont pas
considérées
comme "commercialisables". Haïti est divisé en neuf départements
dirigés par
un délégué nommé par le gouvernement : le Centre,
le Nord, le Nord-Est, le Nord-Ouest, l'Artibonite, l'Ouest, le Sud, le Sud-Est
et la Grande-Anse. Annexe 1 : Département d'Haïti
La capitale, Port-au-Prince, est de loin la ville la plus importante du pays,
avec plus d'un million d'habitants ; elle est située au fond du golfe
de la Gonâve. Les autres agglomérations, bien plus petites, sont
Cap-Haïtien au nord, Les Cayes au sud et Les Gonaïves au nord-ouest.
Relief
Avant tout, il faut savoir que la République d'Haïti est constituée
sur la plupart de son territoire par un relief montagneux escarpé. Les
villes importantes comme Port-au-Prince et Jacmel ont été érigées
sur des flancs de collines, ce qui a engendré des difficultés
de constructions, d'où une architecture assez hétéroclite.
Les trois zones de plaines sont cultivables, La "plaine du Nord", "plaine
de Cul de Sac" et la Vallée de la rivière Artibonite.
Climat
D'une manière générale, Haïti possède un
climat tropical, chaud et humide l'été, voire très chaud
mais qui peut varier énormément d'une zone à une autre
en fonction de son exposition. La température moyenne de Port-au-Prince
(situé au niveau de la mer) est de 27°C. L'hiver (hémisphère
nord donc même période qu'en
Europe) est plus agréable. Sans atteindre l'extrême, les nuits
peuvent être fraîches en altitude. Il pleut assez régulièrement
mais toujours de manière brève.
Haïti est située sur une "Hurricane belt" ("ceinture
de cyclones"), c'est à dire qu'elle pourrait être atteinte
par les cyclones. Cependant, cette partie de l'île est protégée
par la République Dominicaine et les cyclones des Caraïbes changent
3 fois sur 4 leur trajectoire plus au nord d'Haïti. En septembre dernier,
la tempête tropicale Jeanne est quand même passée sur le
pays, en faisant des dégâts considérables. Haïti fut
touchée par des cyclones "sérieux" en 1963, 1980, 1988,
1994, 1998.
Problèmes
de l'environnement
La déforestation pour créer des espaces fermiers et pour produire
du charbon de bois à nettoyer le territoire haïtien de quasiment
tous ses arbres originaux. En effet, c'est la seule ressource actuelle des
paysans peu sensibles aux conséquences néfastes sur l'environnement.
C'est un cercle vicieux. Les glissements de terrains et
les terrains brûlés
par le soleil constituent aujourd'hui un des problèmes majeurs de l'environnement.
Ces agissements ont eu un impact dévastateur sur la végétation,
les plantations, les animaux, les sols et les ressources en eau.
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[Situation économique]
Les médias se chargent assez bien au travers du peu de place
consacrée à Haïti, de dépeindre les difficultés
de l'économie du pays. En effet, c'est une réalité.
Les sanctions internationales prises à l'égard des leaders
militaires de 1991 à 1994 n'ont vraiment pas arrangé les
choses et le pays n'arrive pas à s'en sortir.
La crise économique permanente se caractérise par des
facteurs de types conjoncturel et structurel : régression
importante du secteur agricole, désindustrialisation, développement
de l'économie informelle. Elle affecte tout particulièrement
la population la plus démunie et les enfants et accélère
le phénomène de paupérisation. Le secteur public,
largement soutenu par l'aide internationale, ne parvient pas à prendre
en charge les problèmes sociaux
liés à la crise économique. Pour avoir une idée,
la dette internationale d'Haïti approche
le billion de $ US.
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[Situation
démographique]
Population
Haïti compte environ huit millions d'habitants ; les chiffres
sont cependant à manier avec prudence car les recensements sont
de faible fiabilité. Les plaines du Nord, des Cayes, de Jacmel,
de Léogane concentrent les plus fortes densités. Cela
ne signifie cependant pas que les montagnes soient inhabitées.
On estime que 95% de la population est d'origine africaine. Les 5%
restants sont des Mulâtres appartiennent à d'autres races.
Les Mulâtres constituent la moitié de l'élite haïtienne.
Le créole haïtien (qui regroupe des mots de très
nombreux dialectes africaines, européennes et même asiatiques)
et le français sont les deux langues officielles. La classe la
plus pauvre parle créole alors que l'élite
parle couramment français et anglais.
Quelques chiffres
Espérance de vie (2003) |
58 ans |
Taux de natalité (2003) |
33.7 /000 |
Taux de mortalité (2003) |
13.21 /000 |
Taux d'alphabétisation (adultes
2002) |
51.99 % |
Taux d'alphabétisation (adultes
2002) |
51.99 % |
Indicateurs liés aux objectifs de développement du
millénaire :
(Source : Rapport de la délégation
Européenne, www.delhti.cec.eu.int/fr/ue_et_haiti/fiche.htm )
Proportion de la population sous
le seuil monétaire de pauvreté (année
2000) |
65 % |
Enfants de moins de 5 ans souffrant
d'insuffisance pondérale (en % des enfants de – de 5
ans) : années 1995-2000 |
28 % |
Taux net de scolarisation dans
le primaire (année 1998) |
80 % |
Taux brut de scolarisation combiné (du
primaire ou supérieur) – (année 1999) |
Pop. Masculine : 53 %
Pop. féminine : 51 % |
Naissances assistées par
un personnel médical compétent (1995-2000) |
24 % |
Enfants d'un an vacciné contre
la rougeole (1999) |
54 % |
Prévalence de femmes infectées
par le VIH/SIDA (15 à 49 ans) – année 2001 |
120.000 femmes |
Pourcentage de la population ayant
accès à des points d'eau aménagés
(2000) |
46 % |
Religion
La religion officielle la plus répandue et la plus visible à Haïti
est le christianisme. Cependant, présent majoritairement dans
les mentalités de la classe pauvre (90% de la population), le
vaudou, qui est un mélange de religion catholique et de croyances
ancestrales est également omniprésent. Mais l'un n'empêche
pas l'autre, au contraire. Entre autre, il se manifeste concrètement
par des séances durant lesquelles les danseurs et danseuses
entrent en transe grâce au rythme effréné des tambours.
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[Situation
politique]
Depuis la chute de la dictature de Jean-Claude Duvalier en 1986,
Haïti
a comptée 5 gouvernements, pour la plupart installés par
coup d'état. La constitution de 1987, encore en vigueur aujourd'hui,
est basée sur le modèle de la France et des USA.
En 1990, le régime démocratique du président Aristide
succède au 28 ans de dictature des Duvalier (père et fils).
En septembre 1991, un coup d'état militaire interrompt cette
expérience démocratique et plonge le pays dans le chaos
et la violence pendant 3 ans. En septembre 1994, le président
Aristide est rétabli dans ses fonctions et René Préval,
un de ses proches, lui succède en décembre 1995. Il a
pour principale tâche de relancer l'économie du pays. L'instabilité politique
rend la mise en œuvre de ses objectifs très difficile. Le fonctionnement
du secteur public est paralysé et une grande partie de l'aide
internationale est interrompue.
Les élections législatives, reportées pendant
plus d'un an, se déroulent finalement en mai et juillet 2000.
Les nombreuses irrégularités du premier tour sont signalées
par la communauté internationale. Les résultats largement
en faveur de l'ex-président Aristide et de son parti, « Fanmi
Lavalas », suscitent un climat de violence et d'intimidation
entre les deux tours. Les résultats du deuxième tour,
malgré une campagne en faveur de l'abstention, confirment la
domination « Fanmi Lavalas »,.
Après 4 ans de dictature sournoise, le peuple haïtien s'est
réveillé, soutenu par la Communauté Internationale ;
ils ont expulsé le président Aristide. Depuis, Messieurs
Alexandre Boniface, Président de la République , et Gérard
Latortue, premier ministre, représente le gouvernement par intérim
en attendant les prochaines élections.
Aujourd'hui, malgré la volonté affichée de relancer
le processus de développement économique et social, la situation
reste catastrophique.
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[la
Scolarisation en Haïti]
Durant les six années du primaire, le français et le
créole constituent les deux langues d'enseignement à égalité,
théoriquement du moins. Les enfants reçoivent leur enseignement
tantôt en français tantôt en créole. Il s'agit
d'un enseignement bilingue, mais les pratiques scolaires ne semblent
pas uniformes. Dans la capitale, l'enseignement se fait surtout en français
; dans les petites villes et les villages de province, il se fait en
créole. La langue d'enseignement au secondaire et à l'université reste
le français. Dans toutes les écoles, les manuels scolaires
sont presque tous rédigés en français, à l'exception
des grammaires du créole.
Cela dit, selon le Bilan commun de pays pour Haïti, une étude
publiée en 2000 par les Nations Unies et le gouvernement haïtien,
un tiers des enfants d'âge scolaire n'a pas accès à l'école.
Qui plus est, seule une petite minorité d'enfants restera à l'école
au moins quatre années consécutives. Quant aux installations,
la majorité des écoles sont improvisées dans des
bâtiments qui n'ont pas été conçus à cette
fin. Seules 21 % d'entre elles ont l'électricité et 42
% possèdent l'eau courante.
Rappelons aussi que l'école en Haïti est obligatoire, mais
pas nécessairement gratuite, et de moins en moins publique. La
qualité variable de l'enseignement, les problèmes de malnutrition,
les piètres conditions matérielles, l'analphabétisme
des parents (au moins de 70 %), l'absence de bibliothèques publiques
ou scolaires, l'éloignement des écoles et l'absence d'électricité dans
les foyers sont d'autres éléments responsables du taux
de scolarisation peu élevé. Seul 1,2 % de la population
s'engage dans des études supérieures.
La délinquance haïtienne ne peut être combattue que
par la formation et l'éducation ; ce serait une erreur de
penser qu'on peut éliminer la délinquance sans toutefois
passer par la formation et l'éducation.
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